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MASEREEL Frans. Notre temps. 12 bois gravés de Frans Masereel. 1952. Ex. sur Japon.

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BIGOT Georges Ferdinand. Les potins de Yoko. Première série. Six numéros dont trois colorés.

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UGS : BOOK-6217 Catégories : , , Étiquette :

Description

BIGOT Georges Ferdinand. Les potins de Yoko. Première série. Six numéros dont trois colorés. Tokyo, 1890-1891.

34 x 24,5 cm, six volumes brochés à la japonaise, couverture illustrée. Nous avons six numéros dont trois numéros aux planches colorées, exemplaires de luxe de ce journal. – 1ère série n°1. Le déjeuner maigre de Fujisawa. Août 1890. 25 planches légendées en noir et blanc. Couverture au titre coloré. Couverture légèrement tachée sinon bon exemplaire. – 1ère série n°3. 1891. 21 planches légendées colorées. Couverture au titre coloré. Mouillures en haut des pages de couverture et sur les pages de garde sinon bon exemplaire. – 1ère série n°4. Le départ du colon. 1891. 20 planches légendée en noir et blanc. Couverture abîmée, déchirures et deuxième plat détachée. Intérieur en bon état. – 1ère série n°7. Sans date. 20 planches légendées colorées. Couverture tachée avec de petites déchirures. Intérieur en bon état. – 1ère série, sans numéro, sans date. 20 planches légendées colorées. Couverture tachée avec de petites déchirures, intérieur en bon état. – 1ère série, sans numéro, sans date. 20 planches légendées en noir et blanc. Couverture légèrement usée, intérieur en bon état. Rarissime ensemble. Premier numéro paru en 1890 les Potins de Yoko ont eu onze numéros dont le dernier sortira en 1891.

Peintre paysagiste, portraitiste, graveur à l’eau-forte et caricaturiste, Georges Ferdinand Bigot (1860-1927) né à Paris, arrive au Japon en 1882 après avoir étudié à l’École des Beaux-Arts de Paris. Professeur de dessin à l’École militaire de Tokyo, ses gravures paraissent dans la presse. Il connaît ensuite la renommée en fondant plusieurs revues satiriques, notamment Tôbaé en 1887, La vie japonaise et Potins de Yoko en 1890, où il caricature les événements de l’actualité. Mais les problèmes qu’il rencontre avec la censure l’obligent à rentrer en France en 1899. Les manuels scolaires japonais reproduisent encore de nos jours ses caricatures, témoignages précieux et saisissants de l’ère Meiji. Initié au dessin par sa mère, Georges Ferdinand Bigot à douze ans est admis à l’école des beaux-arts de Paris où il apprend le dessin dans les ateliers de Jean-Léon Gérôme et de Carolus-Duran. En dehors de l’École, il fait la connaissance de Philippe Burty, collectionneur d’œuvres japonaises, de Louis Gonse, historien de l’art et spécialiste de l’art japonais, et de Félix Buhot qui enseigne l’eau-forte à Bigot.Le japonisme, qui influence les milieux artistiques de Paris à cette époque-là, éveille aussi la curiosité de Georges Ferdinand Bigot. Il participe aux illustrations de L’art japonais, ouvrage de Louis Gonse et visite le pavillon du Japon de l’Exposition universelle à Paris en 1878. Enfin, afin d’étudier la peinture traditionnelle japonaise, il prépare son départ pour le Japon. C’est en travaillant comme illustrateur pour les journaux La Vie moderne et Le Monde parisien, tout en participant aux illustrations d’un roman d’Émile Zola, Nana, que Bigot paie son voyage pour le pays du soleil levant. Il embarque en 1881 et arrive l’année suivante à Yokohama. Au Japon, il suit d’abord des cours de langue japonaise et de peinture traditionnelle, tout en enseignant le dessin et l’aquarelle à l’école militaire. Parallèlement à ces activités, il publie quelques albums de gravure comme Croquis japonais et illustre des journaux et romans japonais. Après l’expiration de son engagement par l’école militaire, il devient professeur de français dans une école fondée par Chōmin Nakae, écrivain et penseur politique qui a traduit Du Contrat social de Jean-Jacques Rousseau. En 1887, Georges Ferdinand Bigot édite le journal satirique Tôbaé dans lequel il ridiculise les hommes politiques et caricature les excès de l’occidentalisation et la modernisation du Japon. Craignant une arrestation, il publie le journal dans une concession étrangère, le gouvernement de Meiji ayant considéré Georges Ferdinand Bigot comme personne suspecte. En 1895, il épouse une Japonaise dont il a un enfant. Portant un kimono et parlant le japonais, Georges Ferdinand Bigot s’assimile à la vie japonaise.Cela ne contrarie pas son enthousiasme créatif : Georges Ferdinand Bigot publie un bon nombre d’albums comme La Journée d’une geisha à Tokyo, Les Aventures du capitaine Goudzougoudzou, Old England in China. Quand la guerre sino-japonaise éclate, il se rend en Corée en tant qu’envoyé spécial de la revue anglaise London Graphic. Mais la disparition des concessions de 1899 décide Georges Ferdinand Bigot à quitter le Japon, où il a séjourné dix-sept ans. Ayant divorcé, il revient en France avec son fils et s’installe à Bièvres, où il illustre à nouveau, notamment à l’imagerie d’Épinal et au Petit Parisien. Il s’y éteint en 1927

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